La puissance en course n'est pas la FTP de vélo
La puissance en course à pied, popularisée par le capteur de pied Stryd, estime la puissance mécanique de la course en watts. Elle inclut l'oscillation verticale, le contact au sol et la forme, donc les watts de course et de vélo diffèrent. Ne saisissez jamais une FTP de vélo.
Un coureur loisir a une CP de course dans les 200 W bas à moyens. Les bons coureurs dépassent 300 W. Comme la FTP, elle n'a de sens que par kilogramme.
Le modèle à cinq zones de Stryd
Facile (Z1) est sous 80 % de la CP de course. Modéré (Z2) à 80–90 %, Seuil (Z3) 90–100 %, Intervalle (Z4) 100–115 %, et Répétition (Z5) au-dessus de 115 %. L'essentiel du volume se fait en Facile et Modéré.
Pourquoi la puissance bat l'allure en montée
En côte, l'allure chute alors que l'effort monte. En descente, l'allure vous flatte. La puissance en course réagit instantanément à la pente et au vent de face : puissance constante égale effort constant, la bonne façon de doser un trail ou la course après le vélo.
Exemple détaillé
Pour une puissance critique de course de 280 W :
| Zone 1, Facile (en dessous de 80 %) | ≤ 224 W |
| Zone 2, Modéré (80–90 %) | 224–252 W |
| Zone 3, Seuil (90–100 %) | 252–280 W |
| Zone 4, Intervalle (100–115 %) | 280–322 W |
| Zone 5, Répétition (au-dessus de 115 %) | ≥ 322 W |
Le Seuil culmine à la CP (280 W). La Répétition commence au-dessus d'environ 322 W.
Questions fréquentes
La puissance en course est-elle la même que la puissance en vélo ?
Non. Les deux sont en watts, mais la puissance à vélo est la propulsion aux manivelles alors que la puissance en course inclut aussi l'oscillation verticale et la forme. 280 W en course et 280 W à vélo sont des charges différentes, donc chacune a besoin de son propre ancrage.
Qu'est-ce qui ancre les zones de puissance en course ?
Les zones de puissance en course s'ancrent à votre puissance critique (CP) de course, la puissance la plus élevée tenable sur une période prolongée. Dans le modèle de Stryd, le Seuil (Zone 3) va de 90 à 100 % de la CP. Au-dessus de la CP, vous dépensez une capacité anaérobie finie.
Pourquoi utiliser la puissance plutôt que l'allure en course ?
L'allure est faussée par les côtes, le vent et le terrain meuble : elle chute en montée alors que l'effort monte. La puissance en course réagit instantanément à la pente et au vent de face, donc puissance constante égale effort constant.
Comment trouver ma puissance critique de course ?
Stryd estime automatiquement la puissance critique de course à partir de vos sorties dures et de vos courses. Vous pouvez aussi la tester avec deux efforts maximaux de durées différentes. Revérifiez-la toutes les quelques semaines, car la forme change.
La puissance en course est-elle bonne pour le trail et l'ultra ?
Oui. Sur terrain raide où l'allure ne veut rien dire, la puissance en course donne une seule cible d'effort en montée comme en descente : vous rationnez l'effort sur un gros dénivelé au lieu de forcer trop tôt.
Sources
- Stryd, Running Power & the Critical Power model. Stryd's running power meter and CP-anchored five-zone running power framework.
- Monod & Scherrer (1965). “The work capacity of a synergic muscular group.” Ergonomics 8(3):329–338, the critical-power / W′ two-parameter model.
- Jones et al. (2010). Critical-power framework underpinning running CP and severe-intensity work above CP.
